Quelle place peut encore occuper l’associatif et les corps intermédiaires aujourd’hui dans la transformation plus juste et plus solidaire d’une société ? C’est la question centrale d’un colloque organisé par le CAI à l’occasion de ses…
Les associations remplissent des missions d’utilité publique, témoignent du réel, favorisent l’expression, la participation et l’émancipation citoyennes, renforcent la solidarité, créent du lien, contribuent à la diversité des opinions et des débats… À la fois contre-pouvoir et force de proposition, elles participent à la vitalité démocratique de notre société. Pourtant, les principes de la liberté associative sont progressivement remis en question. Les attaques contre l’action collective organisée se multiplient, en même temps que s’accroît l’emprise de la logique marchande. La FESEFA entend donc défendre, notamment au sein du Collectif 21, cet enjeu démocratique essentiel.
En 2021, la FESEFA a édité cet ouvrage collectif dont l’objectif est de réaffirmer l’importance de la relation État / citoyen·nes / corps intermédiaires et de la liberté organisationnelle associative, donner toute sa place au secteur non marchand, afin d’organiser des services collectifs appropriés aux besoins des groupes et individus, notamment dans l’exercice de leurs droits.
Deux ans durant, le Collectif 21 a interrogé l’histoire et l’avenir du fait associatif en Belgique, les combats qui l’ont permis et ceux qu’il a portés, sa fonction sociale, émancipatrice et démocratique, sa culture propre, ses liens avec les pouvoirs publics, les logiques marchandes et managériales qui le dévoient, les relations de travail et les rapports aux publics, le militantisme et la professionnalisation…
Il y a peu, dans l’indifférence quasi générale, le cadre législatif qui organise le secteur associatif en Belgique depuis 1921 basculait dans une ère nouvelle, celle du Code des sociétés et des associations. Faisant ainsi de l’Association Sans But Lucratif d’aujourd’hui une entreprise comme une autre, ou presque