L’action d’éducation permanente et les associations qui la portent en Belgique francophone sont multiples et plurielles. Leur champ d’action, comme l’énonce l’intitulé du Décret du 17 juillet 2003, correspond à l’ensemble de la vie associative. Dès lors, nos associations partagent un certain nombre de fonctions essentielles pour faire vivre l’associatif (fonctions administratives et financières, fonctions d’entretien et de logistique). Elles comptent également des métiers spécifiques aux missions d’éducation permanente. Enfin, en fonction des enjeux particuliers qu’elles travaillent et de leurs modes d’action, différentes fonctions existent dans les associations du secteur (de vidéaste à géographe, en passant par assistant social ou agricultrice, et bien d’autres !). Bien sûr, toutes les associations du secteur ne seraient rien sans de nombreux travailleurs et travailleuses de l’ombre : les bénévoles et volontaires !
Métiers de l'EP
Les 4 axes de reconnaissance du Décret EP s’articulent autour d’une logique « métiers ». En effet, entre le Décret de 1976 et celui de 2003, le secteur s’est fortement diversifié et professionnalisé. D’où cette structuration en type d’intervention professionnelle.
Axe 1 : métier d’animation socioculturelle (le premier métier de l’EP) ; c’est l’axe ADN de l’action d’éducation permanente. Le métier principal est animatrice ou animateur socioculturel pour des groupes d’adultes librement réunis.
Axe 2 : métier de formation d’adultes : formatrice ou formateur d’adultes (pédagogie adaptée), souvent des professionnels, mais également des personnes volontaires qui souhaitent se former aux métiers de l’animation socioculturelle.
Axe 3 : différents métiers qui concernent la production de savoirs associatifs et la production de connaissances spécifiques aux expériences de terrain : chargé·e de projet, de recherche, d’étude, documentaliste, responsable pédagogique…
Axe 4 : métiers liés à la communication pour mettre en œuvre de grandes campagnes d’information et de sensibilisation sur tout le territoire belge francophone : chargé·e de communication, chargé·e de projet, journaliste…